La foi et la responsabilité - no. 161, mars 2006

par Stuart Brown
Stuart Brown est le directeur général du Centre Canadien d'oecuménisme. Il a travaillé en Afrique comme au Canada dans les relations interreligieuses pendant plusieurs années. Il est l'auteur de The Nearest in Affection.

This document is also available in English: Faith and Responsibility.

Tout en prétendant que nous nous sevrons de l'idée d'un thème contraignant pour chaque numéro de notre revue, nous trouvons que les articles que nous avons récoltés pour vous plaire et vous instruire, dans cette belle saison de nouvelles croissances, se rangent assez facilement sous une rubrique liant la foi et la responsabilité.

Et voilà un thème qui infuse presque toute discussion religieuse, du niveau de l'individu à travers les doctrines de chaque confession et chaque religion jusqu'aux considérations de toute interaction entre Églises ou entre les adeptes de croyances diverses. Car nous pouvons bien élaborer nos déclarations, celles-ci restent inefficaces et même néfastes si elles ne se présentent pas dans un contexte d'action, de « réponse » aux implications morales qui nous invitent, avec les gens qui nous observent, à expliquer les suites, intellectuelles et pratiques, de nos paroles.

Pour commencer avec l'immédiat, nous avons deux articles qui annoncent et décrivent deux congrès très provocateurs prévus pour l'été qui s'en vient. D'abord, il y aura le Festival Nidus (du mot latin que nous reconnaissons dans le français nid) pour les jeunes adultes de diverses Églises qui veulent célébrer leur foi et puiser de la riche diversité des expressions de la foi et des arts chrétiens présents dans le contexte canadien, qui aura lieu en Ontario méridional début août. Une semaine après, à Toronto, des chrétiens de tout le Canada se réuniront pour une rencontre préparatoire avant de participer au XVIe Congrès international sur le SIDA. Deux étudiants attachés au Conseil canadien des Églises, Rob Shearer et Nelson Rosales, nous ont esquissé les grandes questions et les programmes de ces deux colloques, avec l'appui de Peter Noteboom, secrétaire associé pour la justice et la paix au sein du Conseil.

Notre pièce de résistance est une présentation, longue et profonde, du développement de la conscience individuelle et collective, par le professeur Donald Guertin, qui va nous stimuler à des réflexions sérieuses des rapports entre nos croyances et les écoles qui portent la responsabilité primaire pour notre comportement social. À leur tour, Pierre Pagé et Renée Legris évoquent la responsabilité des médias avec leur analyse perceptive de la présentation de certains événements et questions religieuses dans les médias québécois. Et pour assaisonner notre plat avec un rappel, à la fois essentiel et ravissant, de la diversité de notre contexte, le professeur Rukmani nous présente sa perspective hindoue sur la responsabilité sociale.

Enfin, comme dessert, notre collègue et ami le Frère Gilles Bourdeau nous offre une recension approfondie du livre de Richard Bergeron sur la théologie dialogale et la spiritualité interreligieuse, qui posent de leur façon un autre aspect de la responsabilité.

Je vous souhaite Bonne lecture, et je vous invite de nous proposer vos propres pensées, dans la forme d'articles pour un prochain numéro.

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